On suit les pérégrinations d'une femme, et des hommes qui veulent la condamner ou la sauver, à travers les différentes étapes de la mise en place de la Terreur, d'abord par un Danton ("Soyons terribles pour éviter au peuple de l'être") qui pourrait paraître modéré par rapport à ses "compères" comme Marat et Robespierre ("Une république se regénère sur un monceau de cadavres et doit éradiquer tout ce qui lui est opposé.") dont le "seul but dans la vie" semble être d'envoyer le plus de concitoyens possible au couteau de la guillotine.
On y ajouter le mystère d'un message inscrit dans un éventail de Marie-Antoinette et qui mènerait à un secret que tous les acteurs voudraient découvrir. (Mais, en fait, ce secret, une fois connu, ne m'a pas paru d'un grand intérêt ..et ne saurait justifier celui du roman. Car le sujet le plus intéressant n'est pas ce secret, mais la réalité quotidienne d'une Révolution soumise à la terreur programmée par des idéologues psychopathes.)
En suivant la narration des horreurs commises au nom de la "liberté", on se demande comment les p'tits cousins français osent encore célébrer ces événements.
Au même moment, alors que le ciel d'août noircissait lentement, le corps décapité de la favorite fut traînée (princesse de Lamballe) fut traîné, au bout de cordes, sous les fenêtres du Temple afin que Marie-Antoinette La tête de la Princesse était fichée au bout d'une pique. Certains taillaient un mnorceau de chair dans le corps, au hasard d'une inspiration dictée par une haine nouvelle.
...
L'exécution (de Louis XVI) tournait à la fête. Les gardes nationaux avaient laissé la foule les déborder. Des Marseillais, hilares, se bousculaient pour tremper leurs mouchoirs dans le sang répandu.
L'exécution (de Louis XVI) tournait à la fête. Les gardes nationaux avaient laissé la foule les déborder. Des Marseillais, hilares, se bousculaient pour tremper leurs mouchoirs dans le sang répandu.
...
(la charrette des condamnés) Des révolutionnaires de la première heure, des conventionnels sincères, tanguaient à leur tour au rythme des roues de bois vers un destin sanglant et impitoyable.
Il est vrai que ceux qui, en ce moment, se font un devoir de corriger l'Histoire selon les besoins de leurs idéologies actuelles, sont probablement tentés, du moins dans leurs paroles, par une reprise de cette Terreur.
On retrouve, dans cette histoire, un climat social et politique qui ressemble à celui de la justice médiatique actuelle. Comme le déclarait le comédien Guillaume Lemay-Thivierge à qui on demandait de s'exprimer sur les allégations d'inconduites sexuelles concernant un réalisateur avec lequel il a travaillé: "T'es coupables ou jugé le matin, puis on te pend le soir."
Ainsi en cet aboutissement de la Terreur :
(la charrette des condamnés) Des révolutionnaires de la première heure, des conventionnels sincères, tanguaient à leur tour au rythme des roues de bois vers un destin sanglant et impitoyable.
Il est vrai que ceux qui, en ce moment, se font un devoir de corriger l'Histoire selon les besoins de leurs idéologies actuelles, sont probablement tentés, du moins dans leurs paroles, par une reprise de cette Terreur.
On retrouve, dans cette histoire, un climat social et politique qui ressemble à celui de la justice médiatique actuelle. Comme le déclarait le comédien Guillaume Lemay-Thivierge à qui on demandait de s'exprimer sur les allégations d'inconduites sexuelles concernant un réalisateur avec lequel il a travaillé: "T'es coupables ou jugé le matin, puis on te pend le soir."
Ainsi en cet aboutissement de la Terreur :
Les ultimes formalités avaient été supprimées: plus d'interrogatoires, plus de défense, plus de preuve, un simple témoignage et un unique critère: la conscience vertueuse des jurés éclairés par l'amour de la patrie.
...
Maintenant, il (Danton) se disait que la Révolution n'était rien d'autre qu'un jeu interminable ou chacun se croit supérieur aux autres, veut les dépasser et lorsqu'il y est enfin parvenu, sa gloire ne sert qu'à hâter sa condamnation et à la précipier vers une mort ignominieuse, sale, réprouvée.
AINSI DE TOUTES LE RÉVOLUTIONS ?
Maintenant, il (Danton) se disait que la Révolution n'était rien d'autre qu'un jeu interminable ou chacun se croit supérieur aux autres, veut les dépasser et lorsqu'il y est enfin parvenu, sa gloire ne sert qu'à hâter sa condamnation et à la précipier vers une mort ignominieuse, sale, réprouvée.
AINSI DE TOUTES LE RÉVOLUTIONS ?
