ANDRE AH!
Je suis de ceux qui souhaitent, depuis un certain temps, qu’on admette les médias dans les hôpitaux afin d’illustrer, de façon plus dramatique, les effets de la pandémie sur le fonctionnement de notre système de santé.
Mais il faut aussi, … et hélas…, reconnaître que les images sont des arguments à double sens : celui de leur contexte et celui hors contexte… ou, si vous préférez, dans un contexte « photoshoppé » (affreux terme qui, pourtant, exprime bien le message !!!) .
Ainsi le mini-TRUMPeur Jeff Filion d’une radio poubelle de Québec a utilisé l’image de deux civières attendant des urgences à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont pour « démontrer » que la pandémie n’était qu’une mise en scène. Faudrait-il obliger chaque photojournaliste, qui entre dans un hôpital, à accompagner un gros plan « significatif » par un plan général de son contexte signifiant ?
Qui a dit que les images ne pouvaient mentir ? Non pas seulement parce qu’elles peuvent être retouchées, mais parce qu’elles peuvent être déconnectées ! A quand une véritable éducation à l’image dans nos écoles ?