29 septembre
C’est la soirée du premier débat télévisé entre les deux candidats à l’élection présidentielle de novembre chez nos voisins.
J’ai toujours été ambivalent devant la pertinence de ces débats. Certes, cela remplace les débats qui opposaient, à l’époque de nos ancêtres, les adversaires au sortir de la messe du dimanche. C’est une façon de connaître les candidats. Mais il y a un petit côté artificiel à cette mise en scène. Veut-on un président qui performe à l’écran ou dans l’étuve politique du « bureau ovale » de la Maison Blanche ? Certes il y a ce côté voyeuriste de la possibilité que l’un des candidats tombe du filin sur lequel il se serait engagé.
Mais j’ai comme l’impression que les fidèles ne voient que ce qui correspond à leurs préjugés. Qu’ils soient fidèles du GRISÂTRE Biden ou du COLORÉ Trump.
Et dans le cas de la campagne présidentielle chez nos voisins, j’ai comme l’impression d’assister à l’agonie d’un empire (dont nous sommes un fief inaliénable). Et je dois confesser que j’ai toujours été incapable d’assister à l’agonie d’un ami.