20 octobre
Des infirmières (le féminin comprend le masculin !) manifestent sur les ponts de Montréal et Québec. Elles protestent contre l’obligation de faire du temps supplémentaire. Mais il n’y a pas assez d’infirmières pour couvrir tous les quarts de travail dans les hôpitaux et les résidences pour personnes âgées (sans compter celles qui sont bien pénardes dans les cliniques de Groupes de Médecins de Famille).
D’autant plus qu’un bon nombre d’entre elles ont pris une retraite anticipée ou ont démissionné suite aux peurs et temps supplémentaires générés par la pandémie. Qui les en blâmerait ?
Que faire ? Augmenter l’offre de service des infirmières alors qu’il n’y a ni surplus ni relève ? Ou réduire la demande de service, en imposant des mesures sanitaires pour diminuer la fréquentation des hôpitaux ? Le gouvernement a choisi la deuxième option.
Mais l’indiscipline chronique de la population semble, pour l’instant, la mener, au cours des prochains mois, vers une catastrophe semblable à celle qu’a connue l’Italie (malades abandonnés aux portes ou dans les lits d’hôpitaux en manque de personnel… surtout avec l’arrivée annuelle de l’influenza et des Fêtes « groupantes » de fin d’année)
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Faudra-t-il mettre la société en état de coma artificiel, comme on le fait pour les grands traumatisés ?