22 novembre 2020

22 novembre : sous anonymat

ANDRE AH! Avant-hier, on accusait, devant l’Inquisition, sous anonymat, des personnes converties de pratiquer des rituels de leur ancienne religion juive ou musulmane. Hier, on accusait, devant la Gestapo, sous anonymat, des personnes de résistance à l’occupation. Aujourd’hui, on accuse, devant les médias, sous anonymat, des personnes d’abus sexuels. Demain, on accusera, devant une classe, une rédaction ou un voisinage, sous anonymat, une personne de déviance par rapport au politiquement correct imposé par une minorité dominante. Les sensibilités changent; la méthode demeure.