On analyse ce qu'on appellerait aujourd'hui "sa méthode de gouvernance", somme toute assez décentralisée... pour un dictateur.
29 octobre 2018
Adolph Hitler une biographie vol.2 (Ullrich Volker)
On analyse ce qu'on appellerait aujourd'hui "sa méthode de gouvernance", somme toute assez décentralisée... pour un dictateur.
26 août 2018
Le moine aux yeux verts (Oyungerel Tsedevdamba et Jeffrey L. Falt)
13 mars 2018
Sous la Terreur (François-Xavier Gauroy et Ambroise Liard)
On suit les pérégrinations d'une femme, et des hommes qui veulent la condamner ou la sauver, à travers les différentes étapes de la mise en place de la Terreur, d'abord par un Danton ("Soyons terribles pour éviter au peuple de l'être") qui pourrait paraître modéré par rapport à ses "compères" comme Marat et Robespierre ("Une république se regénère sur un monceau de cadavres et doit éradiquer tout ce qui lui est opposé.") dont le "seul but dans la vie" semble être d'envoyer le plus de concitoyens possible au couteau de la guillotine.
On y ajouter le mystère d'un message inscrit dans un éventail de Marie-Antoinette et qui mènerait à un secret que tous les acteurs voudraient découvrir. (Mais, en fait, ce secret, une fois connu, ne m'a pas paru d'un grand intérêt ..et ne saurait justifier celui du roman. Car le sujet le plus intéressant n'est pas ce secret, mais la réalité quotidienne d'une Révolution soumise à la terreur programmée par des idéologues psychopathes.)
En suivant la narration des horreurs commises au nom de la "liberté", on se demande comment les p'tits cousins français osent encore célébrer ces événements.
Au même moment, alors que le ciel d'août noircissait lentement, le corps décapité de la favorite fut traînée (princesse de Lamballe) fut traîné, au bout de cordes, sous les fenêtres du Temple afin que Marie-Antoinette La tête de la Princesse était fichée au bout d'une pique. Certains taillaient un mnorceau de chair dans le corps, au hasard d'une inspiration dictée par une haine nouvelle.
L'exécution (de Louis XVI) tournait à la fête. Les gardes nationaux avaient laissé la foule les déborder. Des Marseillais, hilares, se bousculaient pour tremper leurs mouchoirs dans le sang répandu.
(la charrette des condamnés) Des révolutionnaires de la première heure, des conventionnels sincères, tanguaient à leur tour au rythme des roues de bois vers un destin sanglant et impitoyable.
Il est vrai que ceux qui, en ce moment, se font un devoir de corriger l'Histoire selon les besoins de leurs idéologies actuelles, sont probablement tentés, du moins dans leurs paroles, par une reprise de cette Terreur.
On retrouve, dans cette histoire, un climat social et politique qui ressemble à celui de la justice médiatique actuelle. Comme le déclarait le comédien Guillaume Lemay-Thivierge à qui on demandait de s'exprimer sur les allégations d'inconduites sexuelles concernant un réalisateur avec lequel il a travaillé: "T'es coupables ou jugé le matin, puis on te pend le soir."
Ainsi en cet aboutissement de la Terreur :
Maintenant, il (Danton) se disait que la Révolution n'était rien d'autre qu'un jeu interminable ou chacun se croit supérieur aux autres, veut les dépasser et lorsqu'il y est enfin parvenu, sa gloire ne sert qu'à hâter sa condamnation et à la précipier vers une mort ignominieuse, sale, réprouvée.
AINSI DE TOUTES LE RÉVOLUTIONS ?
24 février 2018
Anne Boleyn (Evelyn Anthony)
22 janvier 2018
L'Empire barbare : Thorn le prédateur (Gary Jennings)
Gary Jennings, L'Empire barbare: Thorn le prédateur, 1992 (version fr. Editions Telemaque. 2010. 629 pages. (existe aussi en édition Pocket)
Gary Jennings (1928-1999) est un véritable guide de civilisations. Ses romans sur le destin des Aztèques après la conquête espagnole et les premières confrontations entre les deux civilisations l'ont rendu célèbre. Il a consacré d'importantes recherches pour chacun de ses romans, que ce soit pour le Mexique, les voyages de Marco Polo ou, ici, la traversée des territoires que se partagent les derniers lambeaux de l'Empire romain et les différentes tribus barbares dont nos livres d'histoire nous ont, à peine, laissé les noms: Burgondes, Suèves, Alamans, Ortrogoths, Wisigoths.
Nous suivons un jeune orphelin qui a passé ses premières années dans un monastères d'hommes jusqu'à ce qu'on découvre qu'il est un hermaphrodite que ni un monastère d'hommes ni un monastère de femmes ne peuvent accepter en leur sein (non sans qu'un membre de chacun n'en tire un avantage sexuel au passage).
Les frères affirmaient... s'en tenir au dicton de saint Jérôme, lequel stipule que "la propreté de la peau masque la saleté de l'âme."
Il doit donc faire son chemin... et sa vie en cherchant à rejoindre le territoire ostrogoth dont il croit être un congénère.
Il se joint à un vieux chasseur, ancien légionnaire, qui aurait préféré continuer à vivre seul avec quelques passages festifs dans les villes où il s'arrête pour vendre les peaux des bêtes abattus.
Par les vingt-quatre testicules des douze apôtres ! Je suis Wyrd, le Traqueur des Bois !
Le grand intérêt de l'écriture de Jennings, c'est l'énergie et le soin qu'il apporte à décrire chacun des gestes du chasseur, les vêtements et les coutumes des différentes peuples rencontrés. Certes, il y a des surprises narratives qui relancent notre intérêt à chacun des chapitres de cet imposant volume. (Il ne s'agit, d'ailleurs, que de la première partie des aventures de Thorn "le prédateur" - d'un caractère plutôt doux et conciliant... pour un prédateur !") Mais on peut surtout tirer plaisir de ses descriptions, avec termes latins de "Vieille langue", de l'ordre social et des habitudes culturelles de cette "fin d'Empire".
Nous suivons les passages de Thorn entre ses rôles d'homme et femme. Quelques jolis passages d'initiation sexuelle pourront surprendre les âmes... sensibles. Mais ils nous permettent de partagr, avec Thorn, les "émotions`de certaines découvertes qui nous font oublier les horreurs d'une époque, somme toute, anarchique. Car la Pax Romana est en pleine déliquescence et la papauté chrétienne n'a pas encore imposé sa chape morale sur des peuples qui ne sont toujours pas vraiment convaincus de remplacer le marteau du dieu nordique par la croix du Christ palestinien.
16 janvier 2018
1658 L'Eclipse du Roi-Soleil (Jean-Michel Riou)
Je ne révélerai pas grand secret en précisant que le roi sera sauvé. Mais ce n'est pas en cela que le roman nous a intéressés. Le souffle narratif se trouve plutôt dans les rebondissements dont l'auteur parsème la route de son héros. Son sort nous intéresse plus que celui du roi (le fait que nous sachions que ce dernier survivra à cet "incident" de sa jeunesse nous libère sûrement de ce crime de lèse-majesté !)
05 décembre 2017
Le dernier testament de Ben Zion Avrohom (James Frey)
James Frey, Le dernier testament de Ben Zion Avrohom, Flammarion, 2011. 381 pages.
L'auteur a connu d'importants succès avec ses précédents ouvrages : cela explique sans doute le fait que la traduction française ait été publiée la même année que la sortie de la version originale.
En fait le titre original décrit encore mieux les intentions de l'auteur : "The Final Testament of The Holy Bible".
C'est l'histoire d'un homme qui aurait présenté, dès sa naissance, des signes d'un destin exceptionnel. Il a fui ce destin jusqu'à ce qu'un accident sur un chantier ne révèle sa nature exceptionnelle en lui permettant d'y survivre malgré les pronostics irrévocables des spécialistes appelés à son chevet.
Les chapitres se suivent en présentant les témoignages des personnes qui sont touchées par la "grâce" du héros qui refuse, pourtant, de se déclarer "dieu"...
-"..., Aujourd'hui je sais qu'il n'y a pas d'au-delà et personne pour nous envoyer des messages surnaturels. Il n'y a que des coïncidences et notre interprétation de ce que nous voyons autour de nous, et si nous voyons quelque chose c'est un accident, et cela ne signifie rien. Telle est en vérité la parole de Dieu."
Il est "simplement" venu proclamer le retour de l'amour universel !
L'auteur regroupe les thèmes qui furent à la mode: le "peace and love", l'amour libre, le recyclage des déchets alimentaires, les sectes de la fin des temps... Le tout bien enrobé dans un discours dénonçant les gouvernements et les religions institutionnalisées.
-"Il disait que si tous ceux qui allaient à l'église ou au temple ou à la mosquée passaient tout ce temps perdu à baiser au lieu de prier pour des conneries , le monde serait pas prêt de finir."
Selon l'expression consacrée, tout le monde qui approche le "messie" ...devient "bon et gentil", sauf son frère et la juge qui le condamne finalement à être lobotomisé .
Du fait qu'on change de narrateur à chaque chapitre, le style varie légèrement de l'un à l'autre sans tomber dans des codes réservés aux différentes tribus urbaines.
On peut poursuivre la lecture en espérant rencontrer un "tournant"narratif imprévu. Mais ce n'est pas le cas. On arrive à la dernière page en constatant qu'on n'aurait rien perdu à s'arrêter en chemin.
Sauf quelques "jolis" aphorismes comme
-"C'est soi-même qu'il faut connaître pour aimer, pas les autres."
-"Les hommes s'accrochent à ce qu'ils comprennent, même si c'est faux."




