Les centaines de millions sortent du gouvernement québécois comme les guêpes d’un nid écrasé par accident. Il suffit de mener une bonne campagne médiatique pour le piquer au vif et réveiller sa conscience des feux qu’il faut, urgemment, éteindre.
Hier, c’étaient les millions pour lutter contre la violence conjugale. Voilà, certes, une juste cause. Il faut que la société offre une protection réelle aux conjoints menacés.
MAIS on ne traite que les expressions, certes dramatiques, de ce que le ministre de l’intérieur français a appelé « l’ensauvagement de la société ». Cela commence à l’école et se termine à la morgue. Quel est le rôle des médias prétendument « sociaux » dans ce phénomène ? Une plus grande publicité accordée à des événements qui se sont toujours déroulés ? Publicité qui engendre l’imitation ? L’insécurité, qui entraîne la tolérance apeurée ou la contre-violence « préventive » ? Peut-on vacciner une société contre le virus de l’hypermédiatisation de la violence ?