08 août 2020

9 août : histoire de pirate

ANDRE AH!
9 août
Je suis convaincu que le manque d’intérêt de la génération « montante » pour notre vie collective provient du manque de volonté de ma génération d’introduire une connaissance suffisante de notre histoire dans les programmes d’enseignement.

 Il y a eu comme une « gêne » de parler de notre histoire alors qu’on laissait les autres nous « faire reconnaître » la leur. Quand avons-nous insisté sur l’histoire des gens de chez nous, de la première génération à la toute dernière ? Où est l’histoire des Italo-québécois, des Afro-Québécois ? Dans la même armoire, oubliée, où se trouve celle de Jeanne Mance et Hélène de Champlain !

De toute façon, la transformation des leçons d’histoire en flux idéologiques, retenue par les concepteurs des programmes d’études formés aux têtons marxistes des Hautes Études de France, a rendu cette matière imbuvable à plusieurs générations.

Une preuve de cette ignorance de l’Histoire ? Une chanteuse, faisant carrière des deux côtés de l’Atlantique, a pris le surnom de « Cœur de pirate ». Ses fanas seraient bien surpris d’apprendre que les pirates étaient le DAECH de l’époque. Leur activité consistait en pillages et viols des villages des côtes centre-américaines. Ils seraient dans la mire du mouvement « MeeToo » en grande priorité. Or je suis convaincu que la demoiselle pense que son « cœur de pirate » fait très romantique !