Les femmicides commis au cours des dernières semaines ont occupé les conversations politiques. Mais il me semble que les solutions invoquées, certes nécessaires, ne sont que des bandages sur une plaie sociale beaucoup plus grave : la montée de la violence dans les rues, les quartiers… et, surtout, dans les discours sur la place publique électronique.
Comment peut-on tolérer qu’on menace de violence ou même de mort des élus ou des enseignants ? Si ce genre de comportement se reproduit comme une variante d’un virus d’intolérance, c’est qu’on n’arrive pas à vacciner les enfants à l’école ou à confiner ces massaCRIEURS de taverne électronique. On se dit que ce ne sont que des paroles…
Mais les paroles finissent par enlever, hélas, des vies… mais, aussi, le goût et la volonté de s’impliquer dans la vie, culturelle ou politique, de la collectivité. Car la lâcheté devant l’intolérable mène tout droit, comme on l’a vu ailleurs, au recours, naïf et suicidaire, au dictateur qui promet, lui, des solutions « définitives » tout en s’appropriant les comportements dénoncés.