Les médias nous rapportent tous les jours les plaintes de gestionnaires des services publics qui ne réussissent pas à engager ou garder des professionnels de l’enseignement ou de la santé.
Certes ce sont des emplois qui exigent effort et intelligence soutenus.
Ils sont bien rémunérés dans le cadre des capacités financières de notre société. (Je parle bien ici des professionnels qui ont suivi une formation collégiale ou universitaire spécialisée, comme les enseignant(e)s, les infirmier(e)s ou les docteur(e)s en médecine.) Certes leurs conditions sont souvent difficiles… justement à cause des abandons de leurs collègues. Considérant les pratiques dans d’autres sociétés, la nôtre a formé suffisamment de professionnels pour répondre à ses besoins.
MAIS ils ne sont plus là ! Se cachant dans des agences, des cliniques de médecine pseudo-familiale ou des pratiques syndicales abusives, ils ne répondent plus aux services attendus et prévus par leur formation. Ne serait-il pas, au moins, temps d’exiger de ceux qui abandonnent le métier, pour autres raisons que des problèmes (vraiment handicapants) de santé ou des congé de maternité/paternité (qui devraient aussi être offerts en cours de route parentale) qu’ils remboursent les sommes investies par la société dans la formation d’un métier qu’ils ne veulent plus pratiquer ?