« O tempora ! O mores ! » Les gens de mon âge se souviendront de cette expression de Cicéron au début des Catilinaires pour dénoncer les temps et les mœurs qui avaient permis la naissance de la conjuration dénoncée (J’ai toujours eu comme l’impression qu’il devait être un avocat un peu chiant 😊 )
Or les temps et les mœurs changent. Sauf qu’il y a des gens qui ne semblent pas s’en rendre compte. Un jeune homme a gifflé le président français alors qu’il s’approchait d’un groupe de citoyens venus le saluer à la fin d’un événement officiel. Il semblerait que le jeune homme se veuille un royaliste, pratiquant les vieux combats médiévaux. Il aurait même lancé un ancien cri de ralliement des royalistes évacués de l’histoire moderne.
Faudrait-il lui signaler que s’il avait commis ce geste contre l’un de ses rois, la foule l’aurait immédiatement dépecé sur place. S’il avait survécu, il aurait été soumis à la torture pour obtenir les noms de ses complices (véritables ou pas) . Alors qu’un juge va probablement le « chicaner » et le président va finir par faire le « grand geste » de lui pardonner cette erreur de jugement.