27 septembre
Ma « story » dénonçant l’arnaque médicale dont sont victimes les Québécois a provoqué une telle réaction que je ne peux m’empêcher de revenir sur la regrettable dégradation de la noblesse médicale.
Comme les nobles de l’époque royale, les médecins furent d’abord, à juste titre, les héros des paysans dont ils assuraient la défense sanitaire. (S’il vous en reste un, chérissez-le et n’oubliez jamais de lui rendre les hommages auquel lui donne droit sa juste compréhension de sa profession !) Mais ils se sont progressivement retirés, pour ce qui est des omnipraticiens, dans leurs cliniques forteresses, et pour ce qui est des spécialistes, derrière l’imposante muraille d’une centrale anonyme de prise de contacts, tout en exigeant des contributions de plus en plus élevées de patience citoyenne et de fonds gouvernementaux.
Les plus « subtiles » d’entre eux se sont créé un Versailles bien pénard dans les ministères du gouvernement québécois. (Les plus habiles ayant été les docteurs Couillard et Barrette dans le gouvernement de la dynastie dite Libérale.) Il est impossible de faire le relevé de tous les médecins qui se sont trouvé une sinécure- loin des patients – dans les bureaux des associations, fédérations et syndicats de médecins, de même que dans les structures administratives du système de santé.(1) Pendant que le « bon peuple » tente de survivre aux agressions sanitaires, les nobles-médecins s’arrachent les primes pour chacun de leurs contacts avec leurs… sujets.
Le roi n’ose pas remettre de l’ordre dans les petits Versailles appelés « Groupe de médecine familiale » (GMF) de peur que les nobles médecins ne se retirent dans leurs terres. Car il craint la réaction du « bon peuple » si une grève de leurs nobles menaçait de les priver de leurs services. Il oublie que, pour ce « bon peuple », cela n’apporterait aucun véritable changement à l’état actuel !
A quand la guillotine… budgétaire ?
(1) Rappelons que la ministre responsable des aînés a déclaré, dans son entrevue à Radio-Canada, que c’est la prévalence des médecins dans les structures de la santé publique qui a fait basculer les ressources des CHSLD vers le système hospitalier, ce qui a favorisé l’hécatombe vécue dans les résidences pour aînés durant la première vague de la COVID-19...