8 septembre
Un populaire animateur déchu de la télévision montréalaise n’apparaît plus dans les médias qu’en accusé, devant les tribunaux, de comportements sexuels abusifs.
Il n’y a pas si longtemps, on applaudissait à toutes les facéties de ce Fou du Roi médiatique (comme souler les invités de son émission « culinaire »…).
Puis, comme dans le conte d’Andersen, une voix s’est fait entendre pour dire que (l’Empereur) le Fou était nu et que les cotes d’écoute qui l’habillaient étaient cousues de… fil… rapidement blanchi par des producteurs et commanditaires aux aguets d’une opinion publique toujours prête à brûler aujourd’hui ce qu’elle adorait hier.
Pourtant ceux qui l’approchaient connaissaient ses comportements dégingandés et perpétuellement survoltés qui assuraient son attractivité médiatique éphémère. Lui, il ne peut probablement pas se dégager de sa responsabilité; mais elle doit être partagée par ceux qui lui ont permis d’être ce qu’il était.
Cela s’appelle un « bouc émissaire » pour un milieu toujours prêt à échanger un aveuglement contre un encaissement.