08 septembre 2020

9 septembre : pour en finir avec les vieux

ANDRE AH ! 
 9 septembre

 « Le virus circule sans doute à un niveau élevé, mais la dynamique est aujourd’hui chez les plus jeunes : c’est pour ça qu’il y a relativement peu de cas graves. Les personnes les plus à risques, notamment les plus âgées, se protègent mieux. » (Ségolène Aymé, directrice de recherche émérite à l’Inserm, Le Monde, 26.08.20) 

 Donc on pourrait lever les mesures-barrière à condition qu’il n’y ait pas de « vieux » dans les parages ! D’ailleurs sans les « vieux » des CHSLD au Québec, les statistiques de décès n’auraient pas atteint le niveau dramatique du printemps et n’auraient pas, ainsi, traumatisé toute la société.

 Alors ? Construire des « réserves » à « vieux » pour mieux les protéger… malgré eux, comme on l’a fait pour les Amérindiens ? (N‘était-ce pas ce que devaient être les CHSLD ?) Il faudrait les empêcher de sortir de ces réserves et prévoir des « parloirs » permettant des visites sans contact.

 Certes, on perdrait ainsi les dépenses que les « vieux » multiplient en croisières, en repas de grands chefs, en spectacles « Hommage à… » et en cadeaux de Noel pour leurs petits-enfants. Mais on pourrait, pour les distraire, réengager les artistes du Cirque du Soleil que leur patron-fondateur a abandonnés pour une poignée… de millions. 

 Et créer une Fête des Vieux (comme celles des pères et des mères) au cours de laquelle on pourrait leur faire prendre l’air dans des parcs spécialement équipés de chaises hautes d’où on pourrait tester l’avancement de leur Alzheimer en leur demandant de raconter un de leurs souvenirs de jeunesse et ainsi transmettre les valeurs ancestrales qu’on n’ose plus enseigner à l’école de peur d’être accusé de racisme par ceux qui le pratiquent depuis leur arrivée au Québec. 

 Signé : Le Vieux. (Reproduction permise... et souhaitée)