On parle beaucoup de l’ARN, cet acide utilisé par deux vaccins pour lutter contre la COVID. Combien de lecteurs connaissent, « au long », le nom de cet acide qui habite nos bulletins de nouvelles depuis des mois ? Saviez-vous que c’est aussi l’acronyme d’au moins une trentaine d’organisations (consultez votre moteur de recherche).
Tout cela pour parler de transparence ! Dans mes cours de communication, j’insistais sur la nécessité de rappeler, au moins une fois entre parenthèses, le nom qu’on résumait dans un acronyme. Mais cette transparence – favorisant la juste compréhension du lecteur – ne devrait-elle pas aussi porter sur la nature des « organisations » qui lancent des communiqués sur la place publique ? S’agit-il d’une dizaine de personnes ? Ou d’une centaine ?
Par exemple, combien et qui sont, actuellement, les membres ACTIFS de la Ligue des droits et libertés ou d’Amnistie internationale. Comment sont nommés les membres ACTUELLES du Conseil du statut de la femme ? Certes, on peut trouver des infos officielles sur les sites de la plupart des organismes. Mais ne serait-ce pas nécessaire d’en rappeler l’incarnation ACTUELLE en ces temps où tout le monde parle au nom … de tout le monde ? Combien de membres ACTIFS dans le groupuscule contestataire au sein de Québec Solidaire ? Combien de membres assistaient à une assemblée syndicale JUSQU’AU MOMENT du vote de grève ?
Il serait peut-être temps que les Nouvelles nous disent qui fait la nouvelle ?